Retour d’expérience Formation Civique et Citoyenne – Clément ANE SOM

Retour d’expérience sur la Formation « Civique et Citoyenne » du 15 au 18 mars 2016, à Saint Prix (95).

 Il me reste beaucoup de choses à découvrir sur moi-même, beaucoup de choses dont je dois me rendre compte. J’ai beaucoup de mal à me dire que je peux contribuer, aider, m’intégrer à un groupe et même contribuer à son bon fonctionnement.

Je suis Volontaire en  Service Civique depuis peu, et au commencement de la mission, je me suis souvent posé la question du comment. Comment apporter ma pierre au projet dans lequel on s’est lancé ?

Je suis une personne qui bien qu’autonome ai besoin d’aide dans beaucoup de domaines. Quand on m’a annoncé qu’afin de valider mon statut de volontaire je devrais partir en formation pendant 4 jours loin de chez moi, en inconnu, ça a été la douche froide…

Comment allais-je faire pour me débrouiller… Demander de l’aide, donc accepter d’être dépendant… Pour moi ça n’était pas simple car j’aime aider, mais je n’aime pas demander de l’aide parce que je n’aime pas déranger… En plus, je n’aurai plus le confort de mon domicile, bref je devais rompre avec le quotidien… Vraiment compliqué.

Malgré mes craintes, ces questions ont trouvées des réponses lors de ce séjour de formation.

Le premier jour de la formation, j’ai voulu tout faire pour être autonome. J’ai donc tout fait pour ne requérir l’aide de personne – ou presque – je me suis donc poussé seul une bonne partie de la journée dans le seul optique de ne pas ennuyer mes camarades.

Dans les transports pour aller vers Saint-Prix là encore, j’ai tout fait pour gommer ma « différence » en m’asseyant sur un siège du bus et abandonner mon fauteuil, afin de ne pas être mal à l’aise vis-à-vis de mes collègues.

Je me suis vite rendu compte qu’ils ne voyaient pas en moi une personne différente, simplement une personne qui a eu envie de tenter l’expérience du volontariat quand ils ont tous et toutes fait le premier pas pour m’aider sans même que je demande. J’ai compris que le Service Civique c’était avant tout une expérience humaine que l’on soit ou non en situation de handicap.

Par ailleurs, les craintes que j’avais avant de m’envoler pour cette expérience se sont très vite dissipés car grâce au groupe, à la cohésion, à l’entraide et la solidarité qui s’étaient installés j’ai appris bien plus sur moi-même en 4 jours qu’en un an.

C’est grâce à l’ambiance et au groupe au sein duquel j’étais que j’ai pu apprendre à me dépasser. En effet, mon envie de leur démontrer que le handicap n’était pas une fatalité m’a en fait permis à moi-même de me connaitre davantage.

Bien sûr cela ne m’a pour autant pas permis de faire ce qui m’est impossible de faire, mais cette expérience m’a permis d’avoir davantage confiance en moi, elle m’a permis de me rendre compte que peu importe ce que l’on fait c’est toujours utile voire nécessaire.

Pour conclure, cette formation m’a permis de comprendre beaucoup de choses mais, une des plus importantes c’est : Même si on a tous des limites, il ne faut pas se laisser limiter par la peur.

Vivons simplement ce qui nous est permis de vivre !

Clément Ane Som

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